Les outils secrets du fisc pour traquer certains fraudeurs

Chaque année, la lutte contre la fraude à l’impôt rapporte davantage à l’État. Capital a pu rencontrer certains des enquêteurs du fisc et détaille comment ils procèdent.

Chaque année, la lutte contre la fraude à l’impôt rapporte davantage à l’État. Capital a pu rencontrer certains des enquêteurs du fisc et détaille comment ils procèdent.

Plus rien ne leur échappe. Le fisc a récemment doté ses agents de nouveaux outils, de sorte à ce qu’ils puissent mieux surveiller les mouvements d’argents. “On brasse des centaines de millions de données pour détecter des incohérences, signes de probables fraudes. Et nos outils sont de plus en plus performants”, s’amuse d’ailleurs l’un de ceux que Capital a pu rencontrer et questionner. Le nouveau “robot fiscal” de Bercy permet en effet “des ciblages de fraude toujours plus pertinent”, rapporte pour sa part un “haut responsable de la DGFIP”.

Ces armes nouvelles dont le mensuel spécialisé en économie fait le récit sont en fait des “algorithmes ultrapuissants, bourrés d’intelligence artificielle”. Ils servent notamment à identifier le profil type d’un fraudeur, lequel sera ensuite utilisé pour reconnaître des cas de triche à l’impôt dans la vie réelle. En 2019, ils ont rendu possible 22% des contrôles fiscaux, tandis qu’en 2016 seuls 2% de ces événements leurs étaient attribuables. “Nous visons les 50% d’ici 2022”, explique d’ailleurs Philippe Schall, que Capital présente sobrement comme “le boss” de la Mission requêtes et valorisations (MRV).

Comment procèdent ces algorithmes ?

Les algorithmes sur lesquels se repose la MRV sont d’autant plus efficaces qu’ils ont dorénavant accès à des informations jusqu’à présent inaccessibles. La…

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