Scandale dans un ministère : des femmes incitées à uriner devant un fonctionnaire

Des diurétiques dans les boissons proposées aux candidates ! Voici l’idée perverse qu’un ancien responsable du ministère de la Culture, Christian N., employait lors de ses entretiens. 

Durant une dizaine d’années, l’homme administrait ces médicaments aux candidates qu’il recevait et les isolait afin de les voir uriner, parfois devant lui. Le haut-fonctionnaire consignait ses “expériences” dans un fichier Excel. Près de 200 noms, accompagnés de photos des jambes de ses interlocutrices prises sous la table et de commentaires ont été découverts par les autorités. 

Il a été mis en examen fin octobre 2019, rapporte Libération et juste après, placé sous contrôle judiciaire.

“Atteinte à l’intimité de la vie privée”

La liste des faits qui lui sont reprochés est longue : “administration de substance nuisible”, “agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction”, “atteinte à l’intimité de la vie privée”, relaie le quotidien français.

L’ancien directeur régional adjoint des affaires culturelles de la région Grand Est avait aussi un autre comportement pernicieux : il photographiait les jambes de plusieurs jeunes femmes.

À noter que fin mai, Le Canard enchaîné dénonçait déjà le comportement suspect du fonctionnaire.

Témoignages : les victimes parlent d’un “traumatisme”

“J’ai uriné par terre, quasiment à ses pieds. J’étais humiliée et honteuse.” Libération a regroupé plusieurs témoignages au sein desquels un même substantif ressortait : “traumatisme”. Selon les victimes, cet homme, qui les a choqué, avait la réputation d’un “dragueur” et d’un “coureur”.

“Au bout d’un moment, l’envie est trop forte, je lui demande une pause technique”, ajoute une autre de ces candidates.

“J’ai baissé mon pantalon et ma culotte, et j’ai uriné. Pendant ce temps, il tenait son manteau devant moi pour me cacher et regardait mon visage”.

Pour un bon nombre d’entre elles, c’est l’article publié par Le Canard Enchaîné qui les a poussées à se manifester et à porter plainte. 

“Moi, je suis suivie psychologiquement, mais pour toutes les autres victimes, on fait quoi ?”, s’interroge Alizée sur la suite des événements liés à cette sordide affaire. 

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